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Politique de la sécurité sociale au Burundi

Sécurité sociale : le secteur privé ne fait pas bonne figure

Astère Bizindavyi, inspecteur général de l’inspection générale du travail et de la sécurité sociale : « Ces retraités possèdent encore une marge de manœuvre pour recouvrer leurs droits ».

La sécurité sociale des travailleurs dans les entreprises privées laisse à désirer. Les employeurs font sourds d’oreilles en ce qui concerne l’affiliation aux institutions de protection sociale. Selon l’inspection générale du travail et de la sécurité sociale, des sanctions attendent les entreprises qui ne sont pas en ordre.

D’après Astère Bizindavyi, inspecteur général de l’inspection générale du travail et de la sécurité sociale, c’est déplorable que les employeurs surtout du secteur privé fassent fi de la réglementation du code du travail en vigueur au Burundi. Parmi eux, nombreux sont ceux qui ignorent d’assurer leur part de cotisation pour la sécurité sociale de leurs employés.

À titre illustratif, poursuit-il, en 2022, 31% de 450 entreprises (soit 139) qui ont fait cas de visite d’inspection en Mairie de Bujumbura, ont démontré des défaillances quant à la protection sociale de son personnel. En effet, près de 8.525 employés (sur 21.268 travaillant dans les 450 entreprises de la Mairie de Bujumbura) ont été privés de leur droit à la sécurité sociale.

Un constat amer, fait remarquer Astère Bizindavyi, puisque certains responsables, surtout les hauts cadres violent par méconnaissance ou ignorance certains principes du code travail.

Par conséquent, une fois rentré à la retraite, ces travailleurs qui ont sacrifié toute leur vie au service de leurs entreprises respectives se retrouvent dans le dénuement total puisqu’ils ne perçoivent aucune somme d’argent, modique soit-elle, à titre de pension. Une grande désolation pour eux et pour leurs familles qui tirent le diable par la queue.

Les employeurs du privé mis en garde

Néanmoins, indique Bizindavyi, ces retraités possèdent encore une marge de manœuvre pour recouvrer leurs droits. Leurs plaintes peuvent être déposés auprès de l’inspection du travail et de la sécurité sociale afin d’être examinées pour des éventuelles régularisations, signale-t-il.

Toutefois, ce cadre recommande aux employés de veiller toujours à ceux que leurs prestations soient soumises à un contrat de travail. Ceci pour éviter que l’une ou l’autre partie soit lésée à la suite d’une mésentente entre les deux parties.

In fine, Astère Bizindavyi rappelle que malgré tout, la protection sociale des employés est une obligation de l’employeur. Et de révéler que la semaine dernière, 5 entreprises ont été sanctionnées suite au non-respect de certaines réglementations du code de travail Burundais. En ce qui est de la sécurité sociale, précise-t-il, les amendes à l’endroit  des entreprises qui font la sourde oreille, oscillent entre 100.000 et 500.000 FBu par employé.

Par Adiel Bashirahishize, Jimbere

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