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Le « test » de tous les dangers

Booster les résultats scolaires, possible mais à certaines conditions

La réussite scolaire dépend en grande partie des conditions de travail de l’enseignant. Cette tâche incombe, au Burundi comme ailleurs, en premier lieu au ministère en charge de l’Education ensuite aux directions des écoles.  Même si le chemin semble long pour y arriver, l’espoir est toujours permis…

Jean Samandari, représentant de l’association Bafashe Bige n’y va pas par quatre chemins. Si le Burundi veut voir ses fils et filles réussir à l’école, de nouvelles salles de classe doivent être construites et celles qui sont vieilles doivent être réhabilitées pour faire face aux effectifs pléthoriques d’élèves. Bien plus, les conditions de vie des enseignants doivent être améliorées.

Et pour cause, explique-t-il, la plupart des établissements n’ont pas suffisamment de bancs pupitres et des livres tandis que dans pas mal d’écoles, le ratio/élèves/manuels scolaires/bancs pupitres est déséquilibré. Par Conséquent, certains parents désinscrivent leurs enfants d’une école pour manque de suivi régulier des enseignants à l’endroit des élèves : « La pléthore dans les classes est à l’origine de cette situation. »

Pire, souligne Mr Samandari, certaines écoles situées dans des endroits reculés par rapport aux villes, ne sont pas dotées d’eau et d’électricité, ce qui influe sur les performances des élèves sans parler des classes d’informatique sans ordinateurs qui sont légions.

Toutefois, Jean Samandari salue l’état des écoles sous convention catholique qui sortent du lot et réputées d’avoir un haut niveau d’enseignement.

Contacté à ce sujet, l’Abbé Aristide Ndyabuheze, secrétaire général du bureau national de l’éducation catholique (BNEC), relativise en indiquant que leurs écoles ont les mêmes opportunités que d’autres écoles sauf qu’au niveau de leur bureau, ils ont mis en œuvre « le projet d’éducation » pour l’orientation de leur enseignement.

Ainsi, tous les enseignants sont priés de continuer de faire des recherches pour perfectionner leurs connaissances. Celui qui ne s’exécute pas correctement est vite signalé auprès du directeur : « Cela se fait dans un esprit familial pour le bien être de l’établissement concerné et en vue d’une bonne éducation tandis que les élèves ont le droit de signaler un enseignant qui ne se comporte pas bien à leur égard. »

Et de conclure en suggérant d’autres établissements de copier cette pratique : « Peut-être que les résultats scolaires seraient améliorés! »

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