Faute de données plus précises, déplore les auteurs de l’étude, la contribution des MPME au PIB et à l’emploi a été appréciée à partir de l’importance économique du secteur informel dans lequel opèrent ces entreprises.
Ainsi au cours de la période 2006-2014, la part du secteur informel dans les activités des différents secteurs est passée de 97,8% à 94,9% pour le secteur primaire, de 66,9% à 46,8% pour le secteur secondaire et de 67,2% à 37,8% pour le secteur tertiaire.
Sa part dans le total TVA est passée de 80,5% à 62,1% et sa part dans le PIB réel est passée de 73,7% à 56,2% (ISTEEBU, 2016). En ce qui concerne l’emploi, en 2013, le nombre d’employés était de 522 481 dans le secteur informel non agricole, ce qui équivaut à 83,1% de l’emploi total dans le pays (ISTEEBU, 2015).
Financement informel à plus de 84%
Sur les 251.277 MPME formelles et informelles dénombrées au Burundi, fin 2016, les institutions financières ne comptaient que 32.774 dans leur clientèle, soit 13% de l’effectif total des MPME. Et l’étude de conclure à l’inadéquation entre l’offre de financement formel aux besoins des MPME comme souligné par l’ISTEEBU dans son enquête sur le secteur informel (2015): « En raison de l’inadéquation du financement formel, les micro-entreprises informelles recourent essentiellement à des sources informelles de financement, telles que le crédit fournisseur, les caisses d’épargne collectives appelées ‘tontines’ et le financement familial, qui représentent plus de 84% de leur financement. »
???? Kwubahuka, umushinge w’iterambere ry’urwaruka mu burimyi n’ubworozi: isomo rikomeye abarenga 45 bava mu mihingo yose y'u #Burundi bariko bariga mu rugendo-shuri rwa @APF_Burundi mu ntara za #Bubanza, #Kayanza na #Ngozi, baja kuraba nka za #koperative https://t.co/a6kg6WbFWr pic.twitter.com/BqLumnoVyX
— Jimbere (@JimbereMag) June 26, 2019
Des obstacles relevés par l’étude qui entravent le développement des MPME au Burundi qui peuvent être regroupés en trois grandes catégories : la réglementation des entreprises (informalité, taux d’imposition, réglementation douanière et commerciale, administration fiscale, permis et agréments, tribunaux, accès au foncier et corruption), l’infrastructure (accès à l’électricité et transport) et l’accès au financement (BIT, 2015).
Pour contrer ces barrières, une des pistes de solutions majeures proposées est la formulation d’une politique spécifique ciblant le développement des MPME car les stratégies globales et sectorielles de développement à moyen et long terme affectant le secteur privé sont plus générales, alors que les MPME rencontrent souvent des difficultés particulières différentes de celles des grandes entreprises. Ne fut-ce que de par la qualité et le niveau de formation de leurs personnels…




