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Santé Sexuelle et Reproductive

Campagne Nciragace à Gitega : trois jours fructueux d’infos et d’échanges

116 personnes de la province Gitega ont reçu une offre de service (consultation gratuite), des enseignements sur la santé sexuelle et reproductive, la planification familiale, grâce à la campagne de sensibilisation Nciragace, organisée du 9 au 11 mai 2023 par le Ministère de la Santé et de lutte contre le VIH/SIDA, en collaboration avec des associations locales. Récapitulatif

L’activité a été conduite par des cadres du Ministère à travers le PNSR (Programme national de santé sexuelle et reproductive) et PNLS (Programme national de lutte contre le Sida), en collaboration avec d’autres partenaires, dont PSI Burundi, TwubakeIngo, PMC, Yaga Burundi, Magazine Jimbere et Tubakarorero.

Ils ont sensibilisé la population sur la santé sexuelle et reproductive aux jeunes adolescents (SSRAJ), les infections sexuellement transmissibles, les grossesses non désirées, le planning familial… « Le Ministère de la Santé demande aux familles de prendre à cœur la planification familiale et aux jeunes de garder toujours l’abstinence », souligne Philbert Hakizimana, du PNSR.

Après les enseignements, les prestataires des Centres de santé des collines visitées – Rutegama, Kibimba, Makebuko, Buhinda, Nzovu, Bugendana- ont accueilli les personnes souhaitant utiliser des méthodes contraceptives, avoir une information fiable, des conseils, obtenir des rendez-vous pour les méthodes de longue durée, le dépistage du VIH…

Ceux qui ont répondu correctement aux jeux questions-réponses ont reçu des pagnes, seaux, serviettes hygiéniques, savons, cahiers, stylos, etc.

Ensuite, le public présent a eu le temps de poser des questions. « Après l’accouchement, combien de temps faut-il pour qu’une femme puisse utiliser une méthode contraceptive ? », a-t-on notamment entendu. Réponse de Philbert Hakizimana, du PNSR : la femme peut utiliser des méthodes contraceptives dès qu’elle vient d’accoucher, sans attendre ses premières règles.

« La sensibilisation Nciragace a eu un impact positif dans la société. Pour la première journée, nous avons consulté 38 personnes de différentes catégories », souligne Lionel Ntakarutimana, un des prestataires de soins à Buhinda. Il a ajouté que la majorité n’ayant pas suffisamment d’informations sur la santé sexuelle et reproductive, il est indispensable de poursuivre la sensibilisation le plus longtemps possible.

François, une personne déjà âgée de Bugendana, a apprécié les informations acquises durant cette séance de campagne. Sa femme avait adopté ces méthodes sans le lui signaler. « Auparavant, je croyais que la contraception n’était qu’un moyen de mieux se livrer à la débauche, alors que c’est pour notre bien. »

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