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Edition spéciale: cas des logements sociaux au Burundi

Le projet de construction des logements sociaux au point mort

Capitaine Dieudonné Dukundane, ministre des Infrastructures, de l’Equipement et des Logements Sociaux : « Nous voulons que la participation du secteur privé soit visible dans le vaste programme de construction des logements à travers tout le pays ».

L’Etat va jouer le rôle de rendre disponibles les terrains dans la nouvelle politique des logements sociaux initié par le gouvernement. Cela au moment où l’année précédente, celui-ci avait signalé prévoir construire au moins 33 mille maisons communautaires chaque année. Pourquoi cette volte-face du gouvernement ?

Au mois de juin 2023, le ministre en charge des Logements Sociaux a déclaré que 33 000 maisons seront érigées chaque année pour booster le taux d’urbanisation et aspirer à un Burundi émergent à l’horizon 2040.

 « Pas mal de travaux dans le secteur de la construction sont faits sur fonds propres du gouvernement. Nous voulons que la participation du secteur privé soit visible dans le vaste programme de construction des logements à travers tout le pays. A son tour, l’Etat va mettre à la disposition des investisseurs privés les terrains pour bien concrétiser la politique des logements sociaux dans la logique de construire un Burundi, pays émergent en 2040 », a déclaré Capitaine Dieudonné Dukundane, ministre des Infrastructures, de l’Equipement et des Logements Sociaux. C’était lors de la présentation du bilan des réalisations du premier semestre de l’année budgétaire 2023-2024, mercredi le 31 janvier 2024.

Pour lui, on ne peut pas être un pays émergent au moment où chacun aspire à avoir sa propre parcelle. Ce qui réduit l’espace agricole et industriel. Et de poursuivre : « Pour ce faire, nous avons échangé sur ce sujet e le constat est que les investisseurs ne doivent pas acheter les parcelles aux particuliers. Cela, car celles-ci deviennent chères. Ce qui influe sur la cherté des loyers ».

Lancement des travaux de préparation du site SOCARTI, août 2023

La disponibilité des terrains de construction, un souci majeur

Capitaine Dukundane fait remarquer que l’Etat s’est préoccupé ces jours-ci identifier les terrains destinés à la construction des logements sociaux. A Bujumbura, martèle le ministre en charge des infrastructures, des terrains pour la construction des logements sociaux ont été repérés et sont disponibles à Kizingwe-Bihara et dans le quartier SOCARTI.

« A Gitega, 300 hectares sont également disponibles pour la construction des logements sociaux », précise Capitaine Dukundane avant d’annoncer que la prochaine étape consistera à approcher les investisseurs afin de les inciter à venir placer leurs capitaux dans le secteur de la construction. C’est dans ce cadre même, explique-t-il, que nous allons publier des appels d’offre internationaux afin de chercher les étrangers soucieux d’investir dans ce secteur.

Une vision qui change la donne

Dans une conférence de presse du 13 juin 2023, Capitaine Dukundane avait signalé que la mise en œuvre de la nouvelle politique de logement allait commencer avec la saison sèche de l’année 2023. Les acteurs étaient l’Etat,les banques, les coopératives, les microfinances, les sociétés de construction, les acquéreurs et les prestataires de services.

Il avait indiqué qu’on compte construire au moins 33 000 maisons par an, soit un taux d’urbanisation du pays qui va passer de 14% à 40% d’ici 2040.

Quant aux 50 mille personnes qui se sont déjà fait enregistrées pour l’acquisition de ces maisons en mairie de Bujumbura, le ministre en charge des infrastructures informe aujourd’hui que cela est une manifestation de la volonté d’accompagner cette nouvelle politique. Ce qui est un des indicateurs rassurant les investisseurs.

Par Mélance Maniragaba, Burundi Eco

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