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Economie

Sans rapport trimestriel, difficile d’évaluer la mise en œuvre du budget de l’Etat

Alors qu’il devrait être publié une fois le trimestre par le ministère des Finances, aucun rapport d’exécution budgétaire 2022 /2023 n’a été présenté par jusqu’à présent. Pour la PARCEM, le retard de ces rapports provoque un vide d’informations pertinentes en rapport avec l’exécution du budget.

Selon Faustin Ndikumana, président du PARCEM (Parole et Action pour le Réveil des Consciences et l’Evolution des Mentalités), le premier rapport devrait être disponible à la fin du mois de septembre et l’autre à la fin de décembre car l’exercice budgétaire commence au mois de juin. Ces rapports devraient livrer entres autres informations, le degré d’exécution budgétaire dans différents ministères surtout au niveau de la mise en application des projets d’investissement.

En outre, ils permettraient de voir s’il n’y a pas eu dépassement. « C’est à partir de ces rapports qu’on évalue s’il n’y a pas lieu d’opérer une révision budgétaire pour adapter l’orientation budgétaire définitivement en tenant compte aux documents de référence en l’occurrence le Plan National de Développement », fait-il savoir.  

Bien plus, ces rapports procurent une information nécessaire au niveau de l’endettement, les recettes, les dépenses ainsi que le déficit de trésorerie. « Normalement, la transparence d’un bon budget est conditionnée par huit documents à présenter à savoir la lettre de cadrage macroéconomique qui doit être publiée, projet de budget exécutif, le budget approuvé, budget citoyen (simplifié), rapport trimestriel, rapport à mi-parcours, rapport d’exécution budgétaire, rapport d’audit » énumère-t-il.

Quid de l’allocation du budget aux différents secteurs ?

Malgré l’augmentation des recettes, Faustin Ndikumana déplore que les secteurs d’éducation, les travaux publics et l’agriculture ne sont pas bien servis. Au lieu de favoriser les secteurs clés, le gros montant du budget est alloué aux secteurs administratifs, sécuritaire et militaire. « Quand il y a une mauvaise allocation budgétaire, ça veut dire que les secteurs de production ne sont pas privilégiés et d’emblée même le budget ne s’adapte pas aux documents de référence. Dans ce cas, ça sera difficile de parler de développement » lâche-t-il.  Et d’ajouter qu’ils vont plaider pour que les huit documents soient présentés régulièrement pour l’intérêt du citoyen.

Contacté, le ministère des finances nous a indiqué que les rapports sont en cours de préparation.

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