La note relative à l’orientation des lauréats de l’examen d’Etat à la faculté de médecine au Burundi était parmi les points analysés au Conseil des ministres tenu le mercredi 21 février sous la présidence du Président Évariste Ndayishimiye.
Selon le Communiqué émanant du Secrétariat général du gouvernement, il est rappelé que l’accès des lauréats de l’examen d’Etat à la faculté de médecine suppose la réussite au concours organisé à cet effet. L’organisation du concours permet une orientation objective mais aussi mène vers l’obtention de futurs médecins compétents.
Cependant, des informations faisant état d’un manque d’équité entre les étudiants candidats médecins ressortissant des différentes provinces ont été déjà soulevées. Ainsi, la note étudiée au Conseil des ministres présente l’analyse des statistiques des élèves admis à la faculté de médecine au Burundi afin de vérifier si les informations faisant état d’un manque d’équité entre les provinces sont réelles ou pas.
En considérant le taux de réussite, il s’observe des disparités entre la mairie de Bujumbura et les autres provinces. Les jeunes du milieu rural ont moins de chance que les enfants du milieu urbain d’être dans la faculté de médecine.
Face à cette situation, trois alternatives sont proposées. Il s’agit d’augmenter le nombre de centres de passation du concours, en faisant de chaque chef-lieu de la province un centre de passation. Cette proposition présente l’avantage de réduire la distance pour les candidats, mais présente aussi l’inconvénient d’exiger une augmentation du budget alloué à l’organisation de ce concours.
Il y a aussi le fait de supprimer le concours d’entrée à la faculté de médecine et considérer uniquement les points obtenus à l’examen d’Etat, en veillant au strict respect du critère d’excellence et d’équité entre les provinces.
La dernière alternative est de continuer à organiser le concours et sélectionner les candidats retenus sur la base du critère d’excellence et des quotas provinciaux pour garantir l’équité. Les quotas provinciaux seraient déterminés au prorata des effectifs des candidats à l’examen d’Etat.
Après analyse, le Conseil des ministres a opté pour la dernière option.




