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La société Tanganyika Sugar Industries (TSI) cherche toujours à relancer son projet de production de sucre

Des plants de canne à sucre à Gihanga

Lancé en 2012 à Gihanga, dans la commune de Mpanda, en province Bujumbura, ce projet comprenait la construction d’une usine sucrière basée sur des cultures de canne à sucre à haut rendement, en créant au passage de nombreux emplois…

La recherche de relance des activités se poursuit ainsi 14 ans après son lancement. Toutefois, selon des sources au sein de l’entreprise, plusieurs obstacles subsistent, notamment l’absence de soutien de l’État pour accompagner ces activités et la recherche de financements auprès de partenaires internationaux afin de permettre à l’entreprise de se réorganiser. Les équipements destinés à la construction de l’usine sont restés à l’abandon à l’endroit où ils avaient été entreposés, tandis que la canne à sucre destinée à la production a dépéri dans les champs.

Selon des personnes impliquées dans la mise en œuvre du projet, Tanganyika Sugar Industries, représentée par l’homme d’affaires Nahoum Barankiriza, avait récemment signé un protocole d’accord avec l’entreprise indienne Spray Engineering Device. Signé le 25 mai 2026, cet accord visait à relancer la culture de la canne à sucre destinée à la production de sucre et à construire une usine sucrière à Gihanga.

D’après les termes de cet accord, le projet de relance était évalué à 62 millions de dollars américains. Toutefois, l’accord n’a finalement pas été conclu, l’entreprise indienne ayant demandé à Tanganyika Sugar Industries de lui verser 21 millions de dollars le jour même de la signature. Une demande que TSI n’a pas acceptée.

Pour TSI, dirigée par Nahoum Barankiriza, d’importants efforts ont déjà été consentis pour concrétiser ce projet de construction d’une usine sucrière. Il appelle ainsi le gouvernement et la Banque de la République du Burundi (BRB) à l’accompagner dans la recherche de devises. Selon lui, leur disponibilité permettrait à l’entreprise de relancer immédiatement ses activités.

D’après lui, la concrétisation de ce projet permettrait également aux sociétés qui importent actuellement du sucre de l’étranger de s’approvisionner plus facilement au Burundi. Les devises consacrées à l’importation du sucre pourraient ainsi rester dans le pays, tandis que de nombreux emplois seraient créés: « Le projet contribuerait également à la réalisation de la Vision Burundi 2040-2060. »

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