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Chez IFDC, la femme est au cœur des missions

La date du 8 mars, journée Internationale des droits de la femme, fût une excellente occasion pour l’IFDC d’évaluer la place de la femme au sein de l’organisation et un moment de partage avec certaines bénéficiaires.

À l’occasion de cette journée, l’on se rassemble pour évaluer les avancées enregistrées au sein d’une société ou dans les milieux professionnels en matière des droits de la femme. De même, cette journée est comprise comme une occasion de réaffirmer le pouvoir de la femme dans le développement du pays.

C’est aussi pour ces fins qu’International Fertiliser Development Center (IFDC en sigle) a organisé une séance conviviale à cette date à Donatus Conference Center, en Mairie de Bujumbura, une occasion de faire une auto-évaluation sur le taux de participation féminine dans les différents échelons de l’IFDC.

Après un exposé sur le sens de la journée mondiale des droits de la femme et sur le développement inclusif faite par Madame Consolée BARIKORE, chargée des formations et du genre au sein de l’IFDC, s’en est suivi une petite exposition des résultats des projets PSSD et PAGRIS que l’IFDC est en train de mettre en œuvre au Burundi respectivement depuis 2018 et 2020.

À travers des sketches, les bénéficiaires du projet ont montré le rôle de l’IFDC dans la promotion du développement inclusif qui, met en avant le leadership féminin. Ainsi, l’on comprend que la femme est au centre des missions menées par l’IFDC. 

 Des raisons de se réjouir

En 2018, l’IFDC a initié les deux projets d’appui au secteur agricole à travers deux volets, notamment la restauration et la valorisation du sol cultivable, mais également la multiplication des semences de qualité car, dit-on, on récolte ce que l’on sème.

Ainsi le projet d’appui pour un Gestion Responsable et Intégrée des Sols (PAGRIS en sigle) mis en place en 2020 intervient dans 14 provinces du pays. Ce projet consiste à appuyer les agriculteurs à faire face à l’érosion en traçant des haies herbacées antiérosives sur les pentes. Ce projet a également fait bénéficier à plus de 70.000 ménages des connaissances sur la façon de préserver la fertilité du sol.

Quant au projet PSSD (Private Seed Sector Developpement) initié en 2018, il vise à appuyer les multiplicateurs des semences en moyens techniques et financiers, mais aussi dans le marketing de leurs productions. Il intervient dans la collaboration avec les centres de recherches agricole (ISABU, la faculté de FABI de l’université du Burundi ainsi que l’université de NGOZI) pour produire des semences adaptées au sol et aux conditions agricoles existantes. Ainsi les agriculteurs bénéficient de la dolomie, un intrant agricole pour amortir l’acidité du sol.

Les familles en témoignent

Veuve de trois enfants et cultivatrice en commune Bisoro en province de Mwaro, Jeanne Nkunzimana multiplie les semences de la pomme de terre.  Elle retrace son passé : «Avant de devenir bénéficiaire des projets de l’IFDC, je n’étais pas considérée dans la société, vue ma situation maritale. J’étais passionnée par la culture de la pomme de terre mais je n’exploitais que mon terrain de deux hectares ».

Elle rencontrait, précise-t-elle, des problèmes de commercialisation de ses produits, d’autant plus qu’ils n’étaient pas certifiés : « Maintenant, IFDC a résolu tous mes défis et désormais je suis réputée en tant que multiplicatrice de semences ». Depuis septembre 2023, affirme-t-elle, elle a enregistré un rendement de 82 tonnes de pommes de terre sur 8 hectares cultivées,

Pour la famille de Vianney Sibomana, de la zone Buruhukiro de la commune Rumonge, les projets de l’IFDC n’ont pas uniquement apporté des changements sur le plan économique, mais aussi des changements dans les comportements grâce aux formations sur le leadership et le développement inclusif : « J’ai amélioré mes relations avec ma femme grâce aux formations que j’ai reçues sur le leadership. Maintenant je n’hésite pas à l’aider dans les travaux ménagers, nous pouvons discuter des projets de famille sans déconsidérer son opinion, ce qui n’était pas le cas auparavant ». Cet agriculteur souhaite une telle conversion pour tout homme qui aurait le même complexe que celui qu’il avait avant 2020, car il reconnaît que la femme a également un rôle important dans le développement.

L’implication de la femme, un combat à poursuivre

Selon Marcel Nibasumba, Directeur-pays d’IFDC, on ne peut pas parler du développement lorsque l’on marginalise la femme : « Le développement doit aussi compter les femmes dans son édification et cela fait partie des missions quotidiennes de l’IFDC. »

La preuve en est qu’au cours des projets de cette organisation, 26 femmes multiplicatrices de semences ont été appuyées. Outre cet accent mis sur les femmes dans toutes les préoccupations de l’IFDC, la tendance est, est selon M. Nibasumba, d’impliquer les femmes dans la prise de responsabilités depuis la constitution du staff jusqu’au terrain de mise en œuvre des projets, les rendre actrices et bénéficiaires privilégiées des projets de l’IFDC.

Pour y parvenir avec succès, le Staff s’est concerté sur le privilège qu’il faut accorder aux femmes candidates, mais aussi à toutes les personnes vulnérables lors du recrutement du personnel, conclut-il.

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