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Derrière les flammes et la fumée, des familles en détresse

Ce vendredi 21 août 2026, un incendie d’une grande ampleur s’est déclaré au cœur de la ville, dans les espaces commerciaux communément appelés « Kwa Ndayizamba » et « Le Parisien ». Derrière les flammes qui ont ravagé ces lieux de commerce, ce sont des centaines de commerçants, artisans et familles qui se retrouvent plongés dans l’incertitude, avec des marchandises et des sources de revenus réduites en cendres.

Il est environ 6 heures du matin lorsque le feu se déclare dans cette partie très fréquentée du centre-ville. Les flammes se propagent rapidement dans les deux espaces commerciaux, connus pour leurs boutiques proposant notamment des vêtements de luxes notamment des costumes, des sacs à main, des montres, des bijoux et d’autres articles de mode.

Au fil des heures, l’incendie prend de l’ampleur. Une épaisse fumée envahit les environs tandis que les flammes continuent de consumer les marchandises. Les sapeurs-pompiers interviennent rapidement afin de contenir le feu et d’éviter qu’il ne se propage davantage. Hélas ; jusqu’à 11 h 30, plusieurs heures après le début de l’incendie, le feu n’était toujours pas totalement maîtrisé.

Tout un business parti en fumée

Sur place, la désolation est palpable. Des commerçants observent, impuissants, leurs boutiques et leurs marchandises partir en fumée. Pour beaucoup, ces espaces ne représentaient pas seulement un lieu de commerce, mais une véritable source de revenus permettant de faire vivre des familles entières.

Tailleurs, coiffeurs, propriétaires de salons de beauté, vendeurs et autres petits entrepreneurs y avaient construit leur activité. À eux s’ajoutent de nombreux jeunes qui avaient développé le commerce en ligne. Ils publiaient leurs produits sur les réseaux sociaux, attendaient les commandes de leurs clients, puis se rendaient sur place pour récupérer les articles demandés avant de réaliser leur marge bénéficiaire.

C’est une double perte pour ces entrepreneurs : des marchandises ont été détruites, mais c’est aussi une activité économique quotidienne qui risque de disparaître.

L’assurance incendie, plus qu’une nécessité

Les assureurs se rendu sur place pour constater les dégâts et évaluer la situation de leurs clients. Certains représentants de compagnies d’assurance, ont été aperçu sur les lieux.  Un d’entre eux s’est montré très réservé face à l’ampleur de la catastrophe : « Je n’ai pas grand-chose à dire pour le moment, mais je suis profondément consterné. »

Le Premier Vice-Président de la République, Prosper Bazombanza, s’est rendu sur les lieux pour constater les dégâts. Face à cette situation, il a rappelé l’importance de souscrire la police d’assurance afin de pouvoir bénéficier des indemnisations lorsqu’un sinistre d’une telle ampleur survient.

Les commerçants désemparés

L’intervention des secours n’a cependant pas été sans difficultés. Certains commerçants dénoncent les conditions dans lesquelles ils ont tenté de sauver leurs biens. Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, certains auraient été autorisés à entrer pour récupérer leurs marchandises, tandis que d’autres auraient été empêchés de franchir le périmètre de sécurité. « Si on nous avait laissé entrer plus tôt, nous aurions pu sauver nos affaires », témoigne l’un des commerçants, visiblement bouleversé.

La Croix-Rouge du Burundi était également présente sur les lieux pour apporter son soutien. Ses équipes ont notamment participé aux opérations de secours, alors que des personnes affectées par l’incendie présentaient des signes de détresse. Des blessés ont également été pris en charge et évacués vers des structures de santé. L’incendie laisse des centaines de commerçants dans le désespoir.

Cet incident alimente sur les débats sur l’assurance-incendie. Vaut mieux prévenir que guérir, dit-on. Ces phénomènes à répétition entrainent des pertes incommensurables. Ce sont des milliards de Fbu qui partent en femme chaque année alors que les opérateurs économiques voient leurs sources de revenus tarir à jamais.

Rien que de la désolation

Mais au-delà des discours et des opérations de secours, l’urgence reste celle des victimes. Derrière chaque échoppe calcinée se trouve une histoire, une famille, des employés, des fournisseurs et parfois plusieurs années d’épargne et d’investissement.

Alors que la fumée continue de s’élever dans le ciel et que les dernières flammes sont combattues, les commerçants restent devant leurs boutiques détruites, les yeux remplis de larmes et le cœur lourd. Certains cherchent encore à comprendre ce qu’ils vont devenir, d’autres tentent de retrouver ce qui peut encore être sauvé.

Le feu laisse derrière lui un sentiment de désolation. Là où se trouvaient quelques heures plus tôt des commerces animés, il ne reste que des structures endommagées, des marchandises calcinées et une fumée persistante. Pour les familles touchées, le véritable combat ne fait peut-être que commencer : reconstruire une activité, retrouver une source de revenus et, surtout, reprendre espoir après avoir vu une partie de leur vie partir en fumée.

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