Jimbere

Kirundi French
Elevage

Vers la structuration de la cuniculture au Burundi

Ce 05/10/2023, le Ministère en charge de l’Agriculture et de l’Élevage organisait à Gitega une réunion d’échange sur la cuniculture au Burundi, les défis, opportunités et perspectives dans cette filière. Une cinquantaine d’éleveurs œuvrant dans ce secteur (plus de 100 lapins chacun) avaient répondu à cette rencontre, dans laquelle a été annoncé la mise en place de centres naisseurs de lapin de meilleure race

Les choses semblent bouger, après les nombreux appels du Président Evariste Ndayishimiye pour l’adoption de la cuniculture comme une activité génératrice de revenus, notamment dans les communautés rurales. En plus de la distribution des lapins par l’administration décentralisée, le ministère sectoriel travaille désormais à structurer la filière, dans la foulée de la mise en place d’une commission nationale à cet effet.

Parmi les défis soulevés par les éleveurs de lapin lors des discussions à Gitega: l’indisponibilité au Burundi des races génétiquement adaptées pour produire un meilleur rendement de chair, le manque d’un guide en kirundi pour éclairer la population sur les bonnes pratiques cunicoles, l’absence des cliniques vétérinaires, la lenteur du processus de certification de l’urine de lapin pour l’écouler comme insecticide et/ou engrais, l’insuffisance des moyens pour construire des grandes cages appropriées à l’élevage des lapins, des centres de collecte provinciale de viande de lapin non encore construits, ou encore le manque de compétences locales dans la filière…

Le Directeur Général de l’Élevage Canésius Nkundwanayo a annoncé l’élaboration d’une « stratégie nationale de développement de la cuniculture », promettant de « tenir en compte des interventions de la réunion, en s’assurant que de nouvelles races à la génétique adaptée seront bientôt importées ».
A cet effet, il a indiqué la prochaine construction au Burundi de centres naisseurs qui offriront des parentaux permettant d’avoir des lapins de chair de très bonne qualité: un sera à Kigarika, en province Ruyigi.

L’assistant du Ministre en charge de l’Élevage Emmanuel Ndoricimpa, a quant à lui été clair: « Pour que la cuniculture puisse se développer au Burundi, les partenaires privés doivent jouer un grand rôle. C’est pourquoi nous invitons les investisseurs à approcher les institutions compétentes pour mieux canaliser les efforts de développement de ce secteur. »
En plus du Ministère en charge de l’Élevage qui s’active dans le secteur, à noter l’engagement du PAEEJ à investir dans la cuniculture en finançant la mise en place d’un centre naisseur, la construction d’unités de production des aliments pour lapin ainsi que d’abattage, et l’accompagnement des entrepreneurs qui veulent se lancer dans la filière cunicole.

Notez qu’à l’issue de cette réunion est née une plateforme d’éleveurs de lapins, un comité où toutes les provinces sont représentées, ainsi qu’un groupe WhatsApp créé pour faciliter la communication dans le secteur.

Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

To Top