Jimbere

Kirundi French
Jeunesse

COY 20 & COP 30 : IJCD Burundi porte l’écho de la jeunesse burundaise à l’international

IJCD Burundi se porte en messager clair d’une jeunesse au cœur du changement et bâtisseuse d’un avenir environnemental radieux. Comme il était déjà annoncé, sa participation à la COY 20 et à la COP 30 représente un nouvel élan dans son activisme.

Ces événements marquants ont vu la participation d’Abischag Jitimaye, présidente de l’IJCD au Burundi. Cette participation vient à la suite d’une Conférence Nationale de la Jeunesse (LCOY) tenue à Gitega du 29 au 30 octobre à l’intention des jeunes engagés dans la protection de l’environnement à l’issue duquel une déclaration de la jeunesse burundaise sur le climat a été validée. Cette première édition de LCOY avait été organisée en collaboration avec le Ministère burundais chargé de la jeunesse, du sport et de la culture et appuyé techniquement et financièrement par l’UNICEF, PNUD et l’OIM.

C’est en marge de cette conférence que la déclaration de la jeunesse burundaise sur le climat a été validée, puis portée par l’IJDC à la COY 20 et à la COP 30 tenues au Brésil respectivement en date du 6 au 8 novembre à l’université de Pará et du 10 au 21 novembre 2025 à Belém.

Une présence active de l’IJCD

L’IJCD Burundi affirme que sa présence à la COP 30 vise avant tout à porter la voix des jeunes Burundais sur la scène internationale. Jitimaye explique qu’il est souvent difficile de se faire entendre dans un espace dominé par les chefs d’État, les ministres et les grandes organisations, mais, dit-elle, « L’essentiel est que nous étions là, visibles, et que nous avons parlé ». Jitimaye a plaidé pour la justice climatique, rappelant que les pays les plus pollueurs doivent renforcer leur soutien financier envers l’Afrique. Le mouvement a également insisté sur l’urgence d’abandonner les énergies fossiles et a proposé des mécanismes comme les écotaxes ou le marché du carbone pour financer l’adaptation.

En parallèle, l’IJCD espère mobiliser des financements pour ses propres initiatives au Burundi. Ses membres expliquent vouloir présenter leurs actions, notamment le recyclage des plastiques, l’agriculture durable ou l’usage de l’IA pour une irrigation intelligente. « Être à la COP nous offre une visibilité internationale et la possibilité de montrer nos projets », affirme-t-elle. Son ambition était aussi de créer des partenariats susceptibles d’amplifier les solutions locales dans la lutte contre le changement climatique.

Une COP d’adaptation

Abischag Jitimaye, présidente de l’IJCD au Burundi

D’après Abischag Jitimaye, la COP 30 a principalement abordé les sujets liés à la déforestation : “Nous savons qu’au Burundi, nous utilisons encore les énergies fossiles, notamment le charbon. Nous avons alors débattu sur comment transiter vers une énergie plus durable, plus propre, comment combattre la déforestation.

Par ailleurs, la COP 30 était centrée sur la présentation des nouvelles contributions déterminées au niveau national (CDN), où chaque pays devait exposer son plan de réduction des émissions. Elle a également été qualifiée de « COP de l’adaptation », particulièrement pour les pays africains qui subissent fortement les effets du changement climatique dont ils ne sont pas responsables. “Les délégations du Sud, dont le Burundi, ont rappelé l’urgence d’un financement accumulé pour renforcer la résilience. L’objectif majeur était donc d’allier engagements climatiques et mobilisation de moyens pour l’adaptation. » rapporte Jitimaye.

Le moment est venu.

L’IJCD affirme qu’il est urgent d’agir face aux impacts déjà visibles du changement climatique au Burundi, où « plus de 90 000 personnes vivent aujourd’hui dans des camps à cause des inondations ». Elle insiste sur la responsabilité collective, appelant les entreprises privées, la diaspora et les organisations nationales à investir davantage dans l’agriculture durable et dans des projets environnementaux concrets. Selon elle, les acteurs économiques doivent intégrer la responsabilité sociale et environnementale dans les pratiques et apprendre à mesurer puis réduire leur empreinte carbone. Elle rappelle aussi que les pays africains subissent une crise climatique dont ils ne sont pas responsables, ce qui rend indispensable un soutien renforcé aux initiatives locales. La présidente de l’IJCD ajoute : “La jeunesse ne doit pas seulement être consultés, mais être impliqués dans les décisions climatiques nationales » Le mouvement demande ainsi plus de financements pour mettre en œuvre ses projets et davantage de sièges décisionnels pour les jeunes, estimant que leurs voix, leurs idées et leur engagement doivent enfin être reconnus dans les politiques nationales et internationales.

Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

To Top