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Cinq ans au pouvoir : le bilan économique « contrarié » de Neva

Directeur national de la Parcem, Faustin Ndikumana juge négatif le bilan économique des cinq années de gouvernance du Président Évariste Ndayishimiye…

Dans une conférence de presse, tenue ce 23 juin au siège de la Parcem, M. Ndikumana rappelle que l’un des objectifs du Président Ndayishimiye en arrivant au pouvoir était de lutter contre la pauvreté. « Que chaque poche ait de l’argent et chaque bouche de quoi se nourrir ».

Depuis cinq ans, constate Faustin Ndikumana, la majorité des Burundi ont connu, dans leur majorité, une détérioration dramatique des conditions de vie : « Les prix des denrées de première nécessité ont considérablement augmenté atteignant jusqu’à 40%, les pénuries de carburant ont été fréquentes, la monnaie burundaise s’est dépréciée, les devises se font rares et plusieurs entreprises publiques rencontrent des difficultés. À titre d’exemple, la Brarudi s’est retrouvée sans boissons au point que les Burundais ne trouvaient plus de bière. »

Une vision incertaine sans croissance agricole

Concernant la vision 2040 pays émergent, 2060 pays développé, M. Ndikumana rappelle que pour l’atteindre, la production agricole doit croître jusqu’à 15 %, alors qu’elle stagne autour de 3 % actuellement : « Le secteur agricole reste en difficulté : les engrais promis pour juillet ne sont toujours pas disponibles, l’exploitation minière ne rapporte rien, les jeunes souffrent du chômage et fuient à l’étranger, tout comme les médecins. Si cela continue, oublions la vision. »

Et de déplorer le discours officiel qui prétend que tout va bien cesse : « Comment guérir si l’on ne reconnaît pas qu’on est malade ? Le gouvernement et le parti au pouvoir doivent comprendre que le sort des Burundais est entre leurs mains. »

Une conférence multisectorielle est sollicitée d’urgence

Pour répondre à l’urgence, il faut des reformes macro-économiques, une bonne gouvernance et lutter contre la corruption dans l’octroi des marchés, l’assainissement et cohésion social, favoriser la coopération internationale et  un bon environnement des affaires. Faustin Ndikumana propose une conférence multisectorielle pour analyser les défis nationaux, établir une feuille de route et désigner une équipe chargée du suivi de sa mise en œuvre.

Il a conclu en appelant le parti vainqueur des dernières élections à s’ouvrir aux idées des autres pour mieux diriger le pays.

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