2.000.000 de dollars américains, c’est la somme accordée par la Fédération de la Russie au PAM pour une aide alimentaire d’urgence destinée aux familles burundaises, soit 50.000 personnes victimes des aléas climatiques dans les provinces de Kirundo, Muyinga, Makamba et Rutana. Bien plus qu’un simple acte humanitaire, un souffle d’espoir en cette journée internationale de la charité (célébrée le 5 septembre).
Le Burundi fait face aux effets néfastes du phénomène el niño depuis la saison des pluies de septembre 2025. Dans certaines localités de l’ouest, c’est plutôt les glissements de terrains, les pluies torrentielles qui ont causé des inondations, le niveau du lac Tanganyika qui est monté de façon inquiétante, envahissant les habitations de plusieurs familles. Ailleurs, c’était une grosse sécheresse qui a laissé les familles dans une extrême désolation.
Les parents n’avaient pas de récolte, et ne peuvent par conséquent pas nourrir convenablement leurs familles. Certains s’entraident, d’autres essaient de survivre tant bien que mal en faisant des travaux champêtres pour les plus nantis. La Grande Russie, partenaire engagé du Burundi même durant la période d’isolation internationale ne fait pas la sourde oreille. Via le détenteur du prix Nobel de la paix 2020 en l’occurrence le PAM, la Russie tend la main au Burundi, réchauffant ainsi le cœur des parents en désarroi.
Des vies sauvées, une solidarité garantie.
De Moscou à Bujumbura, une distance d’à peu près 10.000km sépare la Grande Russie au Burundi. Cette longue distance est pourtant raccourcie par la main bienveillante du gouvernement Russe envers celui Burundais, secourant 50.000 personnes sur les collines touchées par les catastrophes naturelles.
« Je ne savais quoi faire après la sécheresse qui a dévastée tous mes champs. Et je n’étais pas la seule. Beaucoup de parents agriculteurs étaient désespérés comme moi. Nous n’avions plus rien à donner aux enfants. Nous survivions tant bien que mal grâce aux travaux champêtres. Je suis très contente d’avoir bénéficié de cette aide. Cela nous relève et nous fortifie. Mes enfants sont bien nourris et je peux travailler tranquillement », témoigne Venerande CIZA.
« Cette initiative témoigne du partenariat entre le Burundi et la Russie, ainsi que l’engagement russe à soutenir les initiatives du gouvernement burundais, surtout en cette journée mémorable de la charité internationale. Notre pays est préoccupé par la sécurité alimentaire », renchérit l’ambassadeur Russe au Burundi, lors de la journée de remerciement organisée par le PAM ce 5 septembre 2025.
Dans son allocution, le représentant du PAM au Burundi a rappelé que cette organisation place parmi ses priorités la sécurité alimentaire. Selon lui, ces tonnes de farine de blé et de pois casses ne sont pas seulement une question de chiffres. Ils représentent 50.000 personnes secourus, 50.000 vies sauvées. D’où alors un espoir en une sécurité alimentaire garantie, et un espoir en un prochain développement durable, la population étant capable de travailler.
« La solidarité n’a pas de limite dit-on », a souligné le représentant du ministre des affaires étrangères du Burundi. C’est au moment où il exprimait la gratitude envers ce bienfaiteur qu’est la Russie, saluant aussi le travail exceptionnel du PAM dans la réalisation du projet. Pour lui, ce geste renforce l’amitié entre les deux pays, surtout posé au moment crucial.




