Du 26 au 28 mai 2025, 85 210 élèves à travers le Burundi ont passé les épreuves du concours national de fin de la 9ème année fondamentale. Si certains affichent un optimisme marqué, d’autres restent plus prudents face aux résultats à venir…
Le 28 mai 2025 à midi. Les épreuves du Concours National étaient terminées dans les différents centres de passation du concours national 2025 de la ville de Bujumbura.
Sur place, le Magazine Jimbere a constaté une forte affluence d’élèves au centre du Lycée Notre-Dame de Rohero, quittant les salles avec une joie remarquable. Les visages rayonnants, ils échangeaient sur leurs réponses avec enthousiasme et une grande confiance en leurs performances. Seuls quelques-uns affichaient un air surpris, se demandant s’ils n’avaient pas échoué à une épreuve que d’autres ont trouvé abordable.
Cependant, au centre situé au Lycée Municipal Rohero, les ressentis étaient partagés : à parts égales, certains montraient un bonheur évident et une forte espérance d’avoir de bons résultats, tandis que d’autres exprimaient une confiance plus modérée.
Des élèves confiants malgré quelques difficultés
Dans plusieurs centres d’examen, les candidats ont exprimé leur satisfaction à la sortie des épreuves, échangeant leurs impressions et comparant leurs réponses. « On nous a interrogés sur ce que nous avons appris. L’examen était abordable. Nous pouvons obtenir entre 70 et 90%, » ont déclaré plusieurs élèves.
Confiant, Alain Darcy Akimana, élève au Lycée Notre-Dame de Rohero, confiait : « Nous avions peur que l’examen soit difficile, mais nous l’avons trouvé accessible, sauf les mathématiques où le temps était trop court. J’espère obtenir 90 %. »
Daniella Irankunda et Samuella Irera, du même établissement, ont aussi jugé les mathématiques comme le principal obstacle, mais restent confiantes avec des estimations de 70 à 75%.
Entre incertitude et espoir
Cette difficulté face à l’examen de mathématique a également été rapportée par certains élèves de l’Ecofo Gasekebuye. Nicole Irankunda explique: « Les mathématiques étaient compliquées, mais l’anglais, le swahili, le kirundi, l’entrepreneuriat et les sciences humaines étaient simples. Je pense obtenir 70 %. »
De son côté, Eliona Irishura, du Lycée Municipal Kabondo, souligne des difficultés sur les problèmes mathématiques, mais reste convaincue d’avoir réussi les autres matières et espère d’obtenir plus de la moitie.
Certains élèves ont exprimé une certaine inquiétude quant à leurs performances. A.O, du Lycée Notre-Dame de Rohero, admet: « Il n’y a pas grand-chose à espérer pour moi. Les mathématiques m’ont posé problème, et les sciences et technologies aussi. Mais je pense tout de même atteindre 100/200. »
Un concours trouvé abordable comme prévu
Dès le premier jour des examens, les élèves avaient manifesté une grande confiance, notamment après les premières épreuves qu’ils ont jugées accessibles. Shammah Chouella Mugisha et Ursule Merici Igiraneza, du Lycée Notre-Dame de Rohero, avaient exprimé leur espoir d’obtenir entre 70 et 90 %. A la fin du concours, elles déclarent : « Notre confiance n’a pas changé car l’examen était conforme à nos attentes. Ceux qui ont bien étudié ont su répondre, comme nous l’avions dit auparavant. »
Et après?
Alors que le concours national s’achève, les élèves commencent leurs grandes vacances et attendent désormais les résultats avec impatience. Les résultats sont attendus pour le 25 juin, comme l’a récemment annoncé François Havyarimana, ministre de l’Éducation, lors du lancement officiel des épreuves. Les autorités éducatives assurent un processus transparent et fiable, encourageant les élèves à rester concentrés et optimistes quant à l’avenir.




