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Burundi: 1.500 jeunes formés à l’entrepreneuriat sans financement extérieur

Face au chômage et au manque de financement, l’UNFPA Burundi, en collaboration avec la FAFEDE et d’autres partenaires, forme, sous le leadership du gouvernement burundais, 1.500 jeunes à concevoir des projets autonomes. Cette initiative s’inscrit dans la vision 2040–2060 du pays, en misant sur l’innovation locale, la cohésion sociale et la participation citoyenne.

Le 4 août 2025, en mairie de Bujumbura, une initiative ambitieuse visant à autonomiser les jeunes burundais a été lancée à l’hôtel Donatus Conference Center. 1.500 jeunes, âgés de 18 à 35 ans et issus de 30 anciennes communes du pays, bénéficieront, jusqu’au 26 août, d’une formation sur la création de projets sans recours à des financements extérieurs.

Ce programme est porté par le Fond des Nations Unies pour la Population  au Burundi (UNFPA Burundi), sous le haut patronage du Gouvernement du Burundi, à travers le ministère en charge de la Jeunesse. Plusieurs partenaires ont été associés à ce programme à savoir la Fondation Africaine pour l’Entrepreneuriat et le Développement Économique (FAFEDE), le PAEEJ, la BIJE, la BIDF, BIESO et SPARK Burundi.

Sous le thème « Entreprendre avec Zéro Capital Extérieur », ces formations visent à doter les jeunes de compétences leur permettant de concevoir et de réaliser des projets en mobilisant leurs propres ressources. Sévérin Mbarubukeye, Secrétaire Permanent au ministère de la Jeunesse, a souligné que cette approche encourage l’innovation locale et la résilience économique.

Réponse au chômage des jeunes

Judicaël Elidje, Représentant Résident de l’UNFPA Burundi, a rappelé que le chômage des jeunes reste un défi majeur. Et d’après le dernier recensement, 64,2 % de la population burundaise a moins de 25 ans. « Nous avons soutenu cette initiative pour aider les jeunes à sortir du chômage. Lors de la première phase en 2024, plus de 200 jeunes sur 350 formés ont déjà lancé leurs projets et créé de l’emploi pour d’autres », a-t-il déclaré.

Témoignages et impact positif

Parmi les bénéficiaires, Arthur Nahayo témoigne de son parcours: « Après mes études universitaires, j’ai lancé un projet sans capital extérieur en fabriquant des chaussures en peau de vache. J’ai appris à valoriser les personnes handicapées, et aujourd’hui nous travaillons ensemble. J’ai aussi été sensibilisé à la santé reproductive, ce qui m’aide à mieux planifier ma vie personnelle et professionnelle. »

Samuel Mathey, directeur de la FAFEDE, a insisté sur l’importance de ces formations, rappelant leur coût élevé. Il a exhorté les jeunes à saisir cette opportunité rare: « Les jeunes africains ont beaucoup d’idées, mais manquent de financement. Ne gâchez pas cette chance. »

Vision nationale et valeurs citoyennes

M. Mbarubukeye a également encouragé les jeunes à s’approprier pleinement ces formations: « Le Président de la République, Évariste Ndayishimiye, et le pays vous ont intégrés dans les six projets phares. Vous êtes les porteurs de la vision 2040–2060 du Burundi. »

Au-delà de l’entrepreneuriat, ces formations incluent des modules sur la santé sexuelle et reproductive, la planification familiale, la parenté responsable, la lutte contre les violences basées sur le genre, la prévention du VIH/SIDA, la consolidation de la paix, la cohésion sociale, le leadership et la participation citoyenne.

Notons que ce programme est financé par le gouvernement indien à travers la coopération Sud-Sud. Il cible 1.500 jeunes issues des anciennes provinces de Bujumbura Mairie, Bujumbura, Makamba, Gitega, Cankuzo et Kirundo.

Les prochaines sessions seront étendues à Gitega et Karusi pour toucher les bénéficiaires originaires des provinces de Makamba, Gitega, Cankuzo et Kirundo, selon l’ancien découpage administratif.

Cette initiative démontre l’engagement de l’UNFPA Burundi et de ses partenaires à miser sur la créativité et la résilience de sa jeunesse. En formant une génération capable d’entreprendre sans attendre un capital extérieur, le pays trace la voie d’un développement autonome et inclusif, où chaque jeune devient un moteur de changement pour l’horizon 2040–2060.

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