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Un bon langage, une balise contre les messages de la haine

Les mots tuent’, dit-on et les risques de retomber dans la violence par manque d’une communication adéquate, sont énormes, pour toute société post-conflit comme la nôtre. A cet égard, suggère Helene Mpawenimana, docteur en communication et enseignante à l’université du Burundi, il importe d’adopter une communication non violente qui ne réveille pas les vieux démons.

Quel langage doit-on tenir dans une communauté composée de différents groupes ?

La meilleure communication à faire dans une communauté composée de divers groupes, bien sûr d’opinions aussi différentes, devrait être une communication non violente. Une telle communication pourquoi ? Parce que chaque membre du groupe, surtout les leaders, cherchent toujours à convaincre le public de leur bien fondé, de leur opinion, de leur position. Et si les leaders cherchent à se justifier au lieu de chercher à adopter une communication qui rassemble les membres de la communauté, cela peut provoquer des frictions entre les membres de l’équipe, ce qui peut déboucher sur de nouveaux conflits.

Alors comment parvient-on justement à adopter cette communication non violente ?

Pour y parvenir, les leaders doivent passer par l’analyse du passé, faire l’analyse du présent, bien sûr d’une manière objective, et faire une projection dans l’avenir visant l’amélioration des relations entre les membres des différents groupes de la communauté.

En cas d’absence d’une communication qui rassemble les membres des différents groupes, quelles conséquences ?

En cas d’absence d’une communication en faveur d’une cohésion sociale des membres des différents groupes, les conséquences sont néfastes et nombreuses. Tel membre d’un groupe donné peut chercher à se justifier sur base du passé, un autre membre d’un tel autre groupe faire la même chose. Et ces justifications non convaincantes peuvent mener à des comportements divergents, qui peuvent être, à leur tour, à l’origine des nouvelles accusations, pouvant donner lieu, encore une fois, à une situation de conflit. Et les membres de ces différents groupes se retrouvent, malgré eux, dans une situation pire que celle déjà vécue suite aux blessures du passé.

Quels préalables établir avant la communication qui rassemble les membres des différents groupes ?

Les leaders doivent adopter un comportement neutre. Un comportement qui considère les membres d’une communauté comme membres d’un seul corps, et appliquer une communication qui cherche toujours à rassembler les membres de chaque communauté. Ceci donnerait lieu à une communauté plus soudée, plus solide, animée par le seul objectif de développement durable

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