Jimbere

Kirundi French
TIC

Barreau de Bujumbura : les jeunes avocats misent sur le numérique

La commission des jeunes avocats du barreau de Bujumbura a lancé son forum annuel. Si la déontologie professionnelle est restée au cœur des échanges, le numérique et l’intelligence artificielle (IA) ont occupé une place de choix afin de tirer parti des évolutions technologiques.

La salle de l’hôtel Source du Nil a accueilli, ce 29 août 2025, la première édition de ce forum placé sous le thème « Le rôle des jeunes avocats dans la promotion de l’État de droit à l’ère du numérique ». Outre les jeunes avocats, des praticiens seniors du monde juridique y ont pris part dans le cadre d’un échange d’expériences.

Des présentations ont porté notamment sur les techniques de rédaction des conclusions et sur l’usage de l’intelligence artificielle. Me Patrick Didier Nukuri, Bâtonnier du Barreau de Bujumbura, se montre particulièrement attentif à ces questions : « Nous visons à ce que les jeunes avocats reçoivent une bonne formation en matière de discipline et de déontologie, mais aussi dans l’utilisation des nouvelles technologies de l’information, y compris l’intelligence artificielle. »

L’IA : un enjeu majeur

Pour sa part, Me Alexandre Ndikumana, président de la commission des jeunes avocats et également représentant légal de l’Association des jeunes avocats, a souligné la nécessité d’intégrer l’IA dans les méthodes de travail : « Notre profession connaît des mutations profondes. Nous devons donc être prêts à relever les défis de notre temps : transformation numérique, rigueur professionnelle accrue et défense constante des valeurs essentielles de notre noble métier. »

Et d’ajouter que les avocats doivent rester à l’avant-garde de l’évolution de l’intelligence artificielle. Des formations spécifiques seront organisées afin d’en promouvoir un usage responsable : de l’apprentissage de nouvelles notions à la rédaction de conclusions, en passant par la transmission numérique des dossiers pour faciliter l’accès des clients éloignés.

Même son de cloche chez Me Patrick Didier Nukuri : « Au rythme où évolue le monde professionnel, l’avocat moderne doit composer avec l’intelligence artificielle. C’est une technologie qui simplifie notre travail, mais qui doit également être maîtrisée. »

Ensemble pour réussir

Ce forum a également été l’occasion d’inviter les jeunes avocats du barreau de Bujumbura à rejoindre le YOLAA (Young Lawyers Association), une nouvelle association agréée par le ministère de l’Intérieur en décembre dernier.

Ouverte à tout jeune avocat du barreau de Bujumbura, elle vise à renforcer la solidarité, défendre les intérêts et développer les compétences de ses membres. Selon Me Alexis, les conditions d’adhésion sont les suivantes : avoir au maximum 45 ans, compter 12 ans d’expérience au barreau tout au plus (à partir de la première prestation de serment), être régulièrement inscrit à l’Ordre, ne pas être sous régime disciplinaire.

L’association entend aussi tirer profit des partenariats régionaux et internationaux du barreau de Bujumbura. Comme l’explique Me Alexandre : « Grâce à sa personnalité juridique, notre association pourra intégrer des réseaux régionaux et internationaux, bénéficier de l’échange d’expériences et avancer au même rythme que le reste du monde. »

Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

To Top