Ce 10 avril marque la clôture officielle du projet d’aide à l’alimentation scolaire financé par la République Populaire de Chine et mis en œuvre par le Programme Alimentaire Mondial (PAM) Burundi. Une occasion de découvrir son impact sur l’éducation et la promotion d’une économie locale.
La clôture officielle a été organisée en présentiel à l’hôtel club du lac Tanganyika et en virtuel à Beijing, en Chine, marquant la fin du projet d’aide aux cantines scolaires appuyé à hauteur de 1,5 million de dollars américains. Mis en oeuvre dans 57 écoles fondamentales réparties dans les provinces de Cibitoke, de Bubanza et de Bujumbura, ce programme qui rentre dans la coopération sud-sud a permis à 46 200 enfants de bénéficier de repas nutritifs pour une année scolaire.

Pour M. FANG Guoqing, ministre conseiller de l’ambassade de la République populaire de Chine au Burundi, le projet d’aide alimentaire aux écoles à cantines scolaires au Burundi, est comme un prisme, reflétant la haute qualité et le haut niveau du partenariat stratégique sino-burundais.
Avec le PAM (Programme alimentaire mondial), le Burundi tend vers la nouvelle ère du cercle vertueux pour toute la chaine de production des vivres locales pour approvisionner les cantines scolaires.
Un profit pour la communauté

La mise en œuvre du programme de cantine scolaire par le PAM promeut la production locale et la décentralisation de l’achat des produits alimentaires pour les cantines. En 2024, le programme d’alimentation scolaire a acheté 2912 tonnes des vivres localement à un montant de 6,8 millions de dollars américains. « En outre, depuis 2018 à nos jours, le programme de cantines scolaires a permis d’injecter plus de 20 millions de dollars à travers les achats locaux », a fait savoir Liboire BIGIRIMANA, directeur national du programme d’alimentation scolaire.
Ce cadre du ministère de l’Éducation fait également savoir que les producteurs bénéficient d’un renforcement des capacités pour augmenter leur production, tandis que les coopératives agricoles sont équipées afin de produire des vivres de qualité. Cela passe sur toute la chaîne agricole, de la production à la gestion post récoltes jusqu’à la transformation.
Il s’agit d’un procédé efficace qui permet non seulement de procurer une nourriture saine aux enfants, mais aussi d’améliorer leur réussite scolaire. Comme les chiffres le prouvent, au niveau de la rétention, la moyenne globale au niveau national était de 88 %, tandis que le taux d’achèvement s’élève à 55 %.
De plus, la décentralisation de l’achat des vivres revêt des avantages économiques. En effet, les études menées par le PAM prouvent que le coût s’élève à 41 dollars américains par enfant et par an avec les achats locaux, contre 47 dollars américains quand les vivres sont importés.
Vers la couverture universelle

Alors que le programme des cantines scolaires couvre actuellement 885 écoles réparties dans 8 provinces du Burundi, Helménégilde BURIKUKIYE, secrétaire permanent du ministère de l’Éducation, a rappelé la vision du Burundi dans ce secteur: « Le Burundi a une vision de bâtir une cantine scolaire universelle à l’horizon 2032, une couverture qui cible 2,8 millions d’enfants de l’école fondamentale.» Et d’ajouter : « Maintenant, nous en sommes à un effectif de 730 000 enfants, soit un quart de la couverture. » Ce cadre souligne que l’alimentation scolaire constitue un filet de protection sociale pour les enfants issus des familles vulnérables et des segments de population défavorisés.
À cette fin, Liboire BIGIRIMANA a souligné les efforts du gouvernement à rehausser le budget alloué à ce programme : « Le gouvernement du Burundi a doublé sa contribution passant de 2,5 millions de dollars à 4,5 millions de dollars en 2023, soit environ 12,5 milliards de BIF. »
Saluant la contribution de la Chine et de tous les partenaires soutenant ce programme, Liboire BIGIRIMANA les incite à investir davantage dans ce programme d’alimentation scolaire qu’il juge très rentable : « Une étude menée par l’université de Harvard sous le financement de la Banque mondiale a montré que chaque dollar investi à la cantine scolaire génère 5,8 dollars dans l’économie du pays à long terme. »




