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Normes BBN: encore vingt jours pour les unités de transformation de vin de banane

Séverin Sindayikengera, DG du BBN

Le Directeur général du Bureau Burundais de Normalisation et de contrôle de la qualité (BBN), Séverin Sindayikengera a tenu le 19 mars 2024, une réunion à l’endroit des responsable unités de transformation des produits à base de banane, pour échanger sur le respect des normes de qualité.

M. Sindayikengera a indiqué que parmi 36 échantillons soumis au contrôle, seul six échantillons étaient conformes aux normes en ce qui concerne le taux d’alcool, étant donné que ces producteurs ont été enseignés sur les procédures technologiques.
C’est dans ce cadre que le BBN a organisé cette réunion pour leur annoncer qu’ils doivent se conformer aux normes dans la fabrication de cette boisson à base d’alcool, ajoutant qu’ils vont fermer les entreprises qui n’auraient pas respecté les normes.
D’après M. Sindayikengera, « pour tout produit à base de banane qui ne sera pas conforme aux normes, après le 19 avril 2024, l’unité de transformation concernée sera définitivement fermée. Les responsables de ces unités sont appelés à se conformer aux normes du taux d’alcool variant entre 6,5 à 16,5 %. »

Le président de l’Association des acteurs du domaine artisanale et semi-industriel (ASSASIBU) du Burundi, Apollinaire Manirakiza a remercié le BBN qui vient de les avertir sur les mesures qu’il va prendre au cas où l’un ou l’autre de ces unités de transformation ne pourra pas respecter les normes.

Promettant « l’exemplarité dans leurs projets », dont celui de collecte des récipients en plastiques dans tous les marchés pour éviter qu’ils soient utilisés deux fois, M. Manirakiza a demandé au BBN de maintenir son accompagnement, pointant « le défi de l’insuffisance du personnel au sein du BBN qui fait que nos doléances ne sont pas répondues à temps. » M. Sindayikengera a promis que ce problème sera « bientôt réglé: nous avons introduit un dossier de recrutement du nouveau personnel. »

Le président de l’ASSASIBU a profité de cette occasion pour demander au ministère ayant le commerce dans ses attributions « de collaborer avec notre association avant d’accorder la permission de travail à de nouvelles unités de transformation. Ces dernières peuvent mettre sur le marché de mauvais produits, ce qui entache la réputation de tous les membres de l’ASSASIBU. »

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