En plein centre de notre capitale se trouve un espace rare, aux atouts à la fois sportifs, écologiques et économiques : le terrain de golf urbain. Ce site exceptionnel, qui aurait pu devenir un fleuron du sport burundais, est aujourd’hui menacé par des occupations récurrentes, souvent sans autorisation, pour des activités sans lien avec le golf.
Depuis quelques années, concerts, foires commerciales et divers rassemblements se multiplient sur ce terrain pourtant fragile. Ces utilisations détériorent les infrastructures et empêchent toute planification sérieuse de développement du golf au Burundi.
Or, ce sport est loin d’être marginal. Au contraire, le golf professionnel est aujourd’hui l’un des plus lucratifs au monde. Des joueurs comme Tiger Woods, Rory McIlroy ou Jon Rahm figurent régulièrement parmi les sportifs les mieux payés de la planète, devant de nombreuses stars du football ou du tennis. En plus des gains en tournois, les contrats de sponsoring atteignent des sommes colossales. Cela montre que le golf est un sport d’avenir, porteur de visibilité, d’investissement et de retombées économiques majeures.
Le Burundi, en conservant et développant ce terrain urbain, pourrait former une élite régionale, organiser des tournois internationaux, attirer des sponsors, développer un tourisme sportif et surtout créer des opportunités professionnelles pour la jeunesse.
Mais cela demande de la volonté. Il faut protéger ce site, cesser de le considérer comme un espace libre pour tout usage non sportif, et rétablir sa vocation première : être un centre d’excellence pour le golf, une vitrine nationale et un levier économique.
Le golf n’est pas un loisir élitiste : c’est un sport stratégique, éducatif et rentable, lorsqu’il est bien encadré. À nous, collectivement, de lui redonner la place qu’il mérite.




