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Burundi : vers une agroforesterie intégrée ?

L’IFDC en partenariat avec le ministère de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Élevage vient de mettre en place une feuille de route pour développer l’agroforesterie au Burundi. Cette initiative est un tournant décisif pour la coordination des initiatives orientées dans l’agroforesterie.

La feuille de route nationale pour le développement de l’agroforesterie au Burundi a été validée ce 7 aout 2025 à l’hôtel La Détente. Cet évènement a vu la participation des leaders gouvernementaux du domaine environnemental, des représentants des ONG, ou encore de la société civile, marquant une nouvelle ère d’une politique environnementale bien cadrée.

Au cœur de cette initiative se situe l’IFDC qui, depuis belle lurette, œuvre sans cesse dans l’amélioration des conditions de vie des ménages agricoles burundais, notamment à travers le Projet d’appui pour une gestion responsable et intégrée des sols (PAGRIS en sigle) financé par l’ambassade des Pays-Bas au Burundi. L’élaboration de cette feuille de route avait débuté en avril dernier, avec pour objectif d’apporter des solutions durables aux conséquences de la surexploitation du couvert végétal.

Un document qui vient à point nommé

Malgré sa vision : « 2040, pays émergent et 2060, pays développé », avec une volonté soutenue de développer son plan agroforestier, le Burundi manquait toujours un document unique regroupant les orientations stratégiques de ce secteur. Ainsi donc, les efforts de différents acteurs dans le secteur se voient dispersés, fragmentés ou encore moins coordonnés, ce qui implique leur faible productivité ; en témoigne l’absence, à l’heure actuelle, des semences agroforestières de qualité.

Diomede ndayirukiye, secrétaire permanent au sein du ministère ayant dans ses attributions l’environnement : « La feuille de route constitue une étape transitoire et opérationnelle vers une stratégie nationale agroforesterie cohérente, inclusive et fondée sur les besoins réels des communautés rurales. »

D’après Diomède Ndayirukiye, secrétaire permanent au ministère en charge de l’environnement, cet atelier constitue une étape importante dans la préparation aux prochaines campagnes agroforestières. Ce haut cadre du ministère a martelé : « La feuille de route constitue une étape transitoire et opérationnelle vers une stratégie nationale agroforesterie cohérente, inclusive et fondée sur les besoins réels des communautés rurales. »

Jean Berchimas Hatungimana, directeur général de l’Office burundais pour la protection de l’environnement (OBPE), est également optimiste : « Avec cette feuille de route, on s’est convaincu que l’agroforesterie va encore une fois être améliorée et, nous croyons que, même la fertilité des sols va être restaurée », s’est-t-il réjoui.  

Un document décisif

Cette feuille de route marque un tournant décisif vers le développement agroforestier durable. Selon Micaël Beun, coordinateur du projet PAGRIS, à travers un plan d’action élaboré pour 3 ans, ce document vise à garantir l’accès aux semences agroforestières de qualité, tout en favorisant l’adoption des pratiques agroforestières par des producteurs. En outre, cette feuille de route préconise le renforcement des capacités des acteurs de la chaîne agroforestière et la mobilisation des financements innovants auprès de différents partenaires.

Par ailleurs, M. Beun appelle à l’implication proactive du gouvernement : « Comme la nouvelle loi des finances a été votée, je pense que c’est une bonne opportunité pour voir le budget alloué à soutenir la feuille de route et inviter les partenaires au développement à s’associer à ce processus. »

Ce coordinateur est convaincu qu’il y a pas mal d’activités identifiées pour être réalisées dans la première année, s’il faut se mettre à l’action.

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