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Cinéma

Joséphine Baker : on s’en inspire encore

Buja Sans Tabou avait prévu, ce 24 mai 2025, la projection d’un film-documentaire sur Joséphine Baker, une artiste noire ayant milité pour les droits de ses semblables. En voyant l’affiche du film, je m’étais dit : « Voilà un sujet bien intéressant à traiter, un samedi soir ». Et me voilà, à 18h33 arrivée à BST. Récit.

C’est dans une ambiance bon enfant que nous nous attablons autour du comptoir pour regarder le film à travers un petit écran plat fixé à un mur – comme les spectateurs ne sont pas nombreux, inutile de sortir le grand jeu que sont la toile blanche et le projecteur.

Chacun, sa boisson à la main, lève déjà les yeux vers l’écran qui s’apprête à projeter les images. Subitement, sort une mélodie semblable à des coups qui frappent, cadencés.

Je ne compte pas vous raconter l’histoire de Joséphine – eh oui, il fallait aller voir le film si vous vouliez la connaître – mais on peut retenir trois choses : confiance en soi, attachement à ses racines et persévérance.

Je ne suis d’ailleurs pas la seule à le penser.

Joséphine Baker, un exemple à suivre

Après la projection, j’ai décidé d’approcher quelques uns des spectateurs pour connaître leurs avis sur le documentaire.

Un jeune homme m’a confié : « A la base, j’étais venu prendre quelques images. Mais le film a attiré mon attention, et je l’ai suivi. J’en tire à la fin deux leçons : il faut rester soi-même malgré la désapprobation des autres ; il ne faut pas baisser les bras, il faut se battre pour les causes qui nous tiennent à cœur »

Je vois deux dames, étrangères, en train de causer. Je les approche et voici ce que j’en tire : « A cette époque, avec le réveil causé par Joséphine Baker, Martin Luther King et d’autres, on pensait que le racisme prendrait fin, que les noirs seraient définitivement considérés comme égaux aux blancs, mais il est malheureux de constater que même en 2025, les noirs subissent encore le racisme dans certaines parties du globe. Le film nous a poussées à nous questionner sur notre contribution pour qu’un tél phénomène prenne fin. »

Ces interventions m’ont donné à leur tour matière à réflexion, sur la condition des noirs dans le monde, mais aussi celle de la femme. Si Joséphine Baker avait été un homme, les obstacles qu’elle a rencontrés auraient-ils été plus faciles à surmonter ? Question qui mérite réflexion.

Bref, un grand merci à BST pour ce film inspirant, merci de l’avoir fait profiter aux curieux, amoureux du cinéma ou tout simplement ceux venus à l’improviste, sans rien demander en retour – oui oui, l’entrée était gratuite.

D’ici le prochain film, croyez en vos capacités et battez-vous toujours pour les causes qui vous tiennent à cœur.

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