Le Centre pour la Bioscience Agricole Internationale (CABI), en partenariat avec le Ministère de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Élevage (MINEAGRIE), a officiellement lancé ce mardi 23 avril 2025 le projet PlantwisePlus au Burundi, dans les locaux du Donatus Conference Center
Cette initiative vise à renforcer le système phytosanitaire national et à améliorer l’accès des agriculteurs à des connaissances pratiques pour la gestion des maladies et des ravageurs des cultures. Avec l’ambition d’atteindre 75% des agriculteurs d’ici 2030, le projet se déploie en collaboration avec les autres acteurs clés du secteur agricole.
C’est la deuxième phase du projet Plantwise Burundi

Dr Célestin Niyongere, Responsable Pays de CABI au Burundi, a expliqué que ce programme, déjà en cours dans six pays dont le Burundi, est financé par l’ambassade des Pays-Bas au Burundi et exécuté par CABI en partenariat avec ISABU et d’autres partenaires, est la deuxième phase du projet Plantwise Burundi qui a été mise en oeuvre de 2020 à 2023. Ce dernier a permis au personnel technique des services de vulgarisation, dont les docteurs de plantes de réduire les pertes dues aux maladies et ravageurs des plantes et augmenter ainsi la production agricole du pays.
Selon lui, le projet PlantwisePlus reposera maintenant sur trois axes majeurs : la consolidation des acquis du programme précédent par la formation de nouveaux « docteurs des plantes » et l’extension des cliniques de plantes à l’échelle nationale ; la réduction des risques liés à l’usage des pesticides chimiques, en promouvant des pratiques agricoles plus sûres ; et le renforcement du système phytosanitaire à travers l’actualisation des listes de ravageurs, maladies et organismes de quarantaine, en vue d’une meilleure régulation et gestion.
L’un des priorités nationales agricole

Lors de son discours d’ouverture, Canesius Ntunzwenayo, le représentant du Ministère de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Élevage (MINEAGRIE) a précisé que ce projet PlantwisePlus s’aligne pleinement sur les priorités nationales en matière de développement agricole et s’appuie sur l’expertise avérée de CABI, acquise à travers des interventions similaires dans plusieurs pays. Il favorisera ainsi une collaboration renforcée entre les parties prenantes et une utilisation optimale des ressources pour contribuer durablement à la transformation du secteur agricole. « En soutenant les petits exploitants et en améliorant la productivité, ce projet s’inscrit dans notre ambition de faire du Burundi un pays émergent à l’horizon 2040, en réduisant la pauvreté et en stimulant un développement inclusif. »
Il a été également noté que l’intégration des modules de formation du programme PlantwisePlus sera bientôt lancée dans les Instituts Techniques Agricoles du Burundi (ITAB). La phase préparatoire a été finalisée, comprenant l’élaboration de guides pédagogiques et d’une feuille de route en vue d’une mise en œuvre à grande échelle.
Grace a Plantwise des excellents résultats se sont manifestés
Dans son allocution, le Directeur Général de l’ISABU a déclaré qu’il exprime sa gratitude aux partenaires financiers, et en particulier à la coopération du Royaume des Pays-Bas, qui apporte un soutien précieux au secteur agricole du Burundi. « Je tiens également à remercier CABI pour son soutien technique, dont la collaboration historique, notamment dans le cadre du projet Plantwise, a permis d’obtenir d’excellents résultats, avec la couverture de toutes les communes du pays par les services des cliniques des plantes. »

Pour sa part, Lianne Houben, Ambassadrice des Pays-Bas au Burundi, a déclaré que Ce qui rend ce projet particulièrement remarquable, c’est son accent sur l’institutionnalisation. Le gouvernement burundais et les acteurs locaux se sont pleinement approprié cette initiative, qui relie des actions concrètes sur le terrain à une vision plus large d’une agriculture durable, inclusive et résiliente : « Le projet PlantwisePlus répond clairement à un enjeu majeur : assurer la sécurité alimentaire. Cela contribue non seulement à l’amélioration des revenus agricoles, mais aussi à la préservation de la biodiversité. Dans un pays comme le Burundi, où l’agriculture est au cœur de l’économie et des moyens de subsistance, la santé des végétaux est essentielle. Un seul ravageur ou une maladie peut compromettre toute une récolte. »
Signalons que ce projet bénéficie d’un financement de 4 375 000 d’Euro




