Des défis et non des moindres…
En provinces Gitega et Ruyigi, parmi les grands défis auxquels font face les éleveurs figurent le manque de médicaments, de vétérinaires, de nourriture pour les lapins et lapereaux.

Le chef de Service Production, Santé animale et halieutique en province de Gitega avance d’abord le problème de la santé des lapins : les lapereaux meurent souvent suite au manque de traitements. Selon lui, les experts suggèrent comme remède l’herbe qui n’est pas mouillée et d’autres traitements allant d’un mois et demi jusqu’à trois mois.
C’est ce que rapporte aussi Nestor Nikuze : « Quand la pluie tombe des jours successifs, on manque le soleil pour sécher ces herbes et on finit par leur donner ces herbes qui peuvent provoquer des maladies. Et pendant la saison sèche, il y a un manque d’herbes vertes et on fait recours aux granulés qui coûtent chers alors que les éleveurs n’ont pas de moyens suffisants ».
Toute la province de Gitega ne dispose que de 25 vétérinaires intervenant dans toutes les zones et communes. Le déplacement de ces vétérinaires pose aussi problème car parmi les 25, personne n’a une moto pour son déplacement.
Toujours dans ce domaine de la santé des lapins, à Gitega comme à Ruyigi, il n’y a pas de pharmacies spécialisées et on doit faire recours aux pharmacies généralistes pour bien traiter les lapins.
Le manque de races variées de lapins est également soulevé par les éleveurs de lapins et l’administration de Gitega et Ruyigi. Le chef de Service Production, Santé animale et halieutique en province de Gitega parle de 3 à 4 races. Conséquence: généralement les lapins mettent bas les lapereaux malades et chétifs à cause de la consanguinité.
Un autre défi c’est le manque de marché pour l’urine des lapins car jusqu’aujourd’hui il n’y a pas de place où vendre ces urines alors que les éleveurs conservent des bidons et des bidons tout en espérant gagner de l’argent mais en vain faute d’acheteurs. L’administration à Gitega sensibilise dès lors les éleveurs à utiliser cette urine comme fumier dans la culture les légumes.
Eric Vyumvuhore de la colline Rutegama soulève le problème de manque d’abattoir industriel pour les lapins : « Nous attendons à ce que les lapins deviennent nombreux pour procéder à l’industrialisation de l’abattage », affirme-t-il.
L’optimisme de mise malgré les difficultés
Joseph Nahimana de Gasanda à Ruyigi remercie le Président de la République pour le clin d’œil qu’il a fait à la population lui demandant de s’atteler à l’élevage des lapins. Il trouve que c’est un élevage qui a un avenir devant lui. Mais il demande qu’il y ait multiplication des vétérinaires et des pharmacies pour rendre accessible les médicaments pour lapins. En outre, il faudrait disponibiliser des races variées de bonne qualité pour une bonne rentabilité car, dit-il, « les bonnes races produisent de bons lapins ».
Il pense étendre l’élevage de la cuniculture à la pisculture pour que les produits des lapins servent aussi aux poissons.
Malgré les multiples défis observés dans le secteur de la cuniculture, Eric Vyumvuhore conseille aux éleveurs de mettre en avant l’entraide pour accroitre la production.
Pour Jean Claude Havyarimana, chef de service Production, santé animale et halieutique en province de Gitega, le doute n’est pas permis: « Nous nous félicitons de l’étape déjà franchie même si nous avons un chemin à parcourir. Nous continuons les sensibilisations au sein de la population ».




