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Infrastructures

Circulation routière : réformes indispensables

Vétusté des infrastructures (routes, arrêts de bus), mesures de contrôle défaillantes, lacunes au niveau des indemnisations des victimes d’accidents … Les défis qui hantent le domaine de la circulation routière au Burundi sont nombreux et une réforme s’impose.

Pacifique Nsabimbona, à la tête du Bureau d’Etudes et d’Expertises en Automobile (BECA), donne quelques pistes de solutions.  Selon lui, des organes chargés d’intervenir lors des accidents de route devraient faire des recherches approfondies sur les causes des accidents. « L’idéal est de faire l’accidentologie et la collecte des statistiques, ce qui permet d’avoir une vue globale et explicite de la cause majeure des accidents de la route », indique-t-il

Les causes peuvent être multiples : comportement ou état psychologique des conducteurs ou des passagers, infrastructures mal aménagées, défaillances mécaniques des véhicules… « Tout ça doit être évalué avec des statistiques détaillées afin de prendre des mesures adéquates », renchérit cet expert

En outre, il faudrait mettre en place des interventions d’urgence visant à éviter les décès et les handicaps liés à ces accidents, soutient Pacifique Nsabimbona. « Il faut aussi revoir les processus d’indemnisation qui, jusqu’ici, traînent », ajoute-t-il.

Sensibilisation et suivi

Selon toujours Pacifique Nsabimbona, le domaine de la sécurité routière est transversal, raison pour laquelle il doit voir la participation de tous les citoyens « La sécurité routière doit être enseignée dans les écoles. Les universités devraient aménager des centres de recherche pour étudier et innover dans le secteur. Les gens doivent être sensibilisés au code de la route, que ce soient les conducteurs, les piétons et autres », insiste-t-il.

L’expert avance aussi la nécessité de construire des infrastructures durables, notamment les routes et les arrêts de bus. « Il faut également identifier les lieux où les accidents sont fréquents pour voir si les courbes ne sont pas mal tracées. »

De surcroît, poursuit-il, il faut organiser des séances de sensibilisation de la population de façon permanente pour toujours rappeler la nécessité de la sécurité routière. Mais M. Nsabimbona déplore le manque de dynamisme d’un organe chargé de réguler et contrôler toutes ses actions. « Le gouvernement a mis en place une Commission Nationale sur la sécurité routière en 2017. Jusqu’ici, on n’a pas encore vu de résultats palpables par rapport à ses missions parce qu’elle ne travaille pas de façon permanente », analyse-t-il

Il appelle cette commission à fournir plus d’efforts afin de remettre de l’ordre. « Les membres de cette commission devraient prendre le devant et coordonner toutes les activités allant dans le sens de la prévention et de la sécurité routière », lance-t-il.

Bref, un coup d’accélérateur est indispensable.

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