De bonnes à prostituées : l’aller sans retour (et l’impossible mariage)

Elles sont plusieurs à exercer le plus vieux métier du monde après la case « domestique ». Une devise : « Vaut mieux passer la vie sous les hommes que retourner changer les langes des bébés ». Elles ont unanimes. Annick, Émelyne, Evelyne, trois filles de joie rencontrées à Buyenzi. Toutes soutiennent que la prostitution rapporte beaucoup plus qu’être domestique. « Les bons jours, je peux gagner jusqu’à 40.000 Fbu. Et vous me parlez de ces misérables 20.000 Fbu mensuels ?» s’exclame Annick. Une des grandes raisons qui maintiennent la plupart de ces jeunes femmes dans cette condition, malgré le mépris, les maladies, les mauvais traitements, l’incertitude qui les guettent à chaque tournant. « Ce n’est pas le paradis je l’admets, mais c’est mieux que là d’où on vient », affirme Emelyne. Le quotidien comme personnel de maison au #Burundi: Ma vie de … Lire la suite de De bonnes à prostituées : l’aller sans retour (et l’impossible mariage)